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Une journée comme une autre à Magdebourg où le groupe est revenu prendre des vacances bien mérités ^^
En 15 ans de célébrité, notre emploi du temps est toujours aussi chargé en concerts et en production... A croire que les fans ne se lasseront jamais ^^ Je suis même tenter de dire que tout cela est dû au fait que notre groupe dispose du meilleur guitariste sur Terre ^-^ Héhé..
Et non je n'ai pas changé, même en tant de temps, Tom Kaulitz est resté le même =D
Y a pas à dire mais honnêtement si on devait compter sur Bill avec ses exctinctions de voix systématique (il ferrait d'ailleurs mieux d'arrêter de fumer) ou sur Georg dont les cordes de basse lâchent en plein concert, on n'irait pas loin... Quant à Gustav, depuis qu'il s'est fiancé, autant dire qu'on ne le voit presque plus aux répétitions.
Bill et moi habitons un appartement voisin assez spacieux à deux étages lorsque nous ne sommes pas sur les routes en tournée. Cette nuit là cependant, il était resté chez moi car je n'avais pas eu le courage de le porter jusqu'à chez lui après la cuite qu'on s'était pris pour fêter le début des vacances avec Andréas.
J'étais donc en train d'emmerger paresseusement de ma nuit trop courte lorsqu'une sonnerie stridante parvint jusqu'à mes oreilles.
- Mmrr Bill va décrocher !
L'interpellé ne broncha pas d'un pouce, enveloppé comme un bébé dans les couvertures du canapé au pied de mon lit. Je l'ai poussé du genou pour qu'il se réveille.
- Allez Bill, s'te plait !
Aucune réponse. Là je l'ai carrément envoyé roulé à l'autre bout de la petite pièce d'un coup de talon mais cet abruti dormait toujours. Alors je me suis levé en grognant pour me diriger à tatons vers le téléphone de l'entrée.
- Allo..., ais-je prononcé d'une voix enrouée.
- Ici le centre de police de Berlin, est-ce que je pourrais parler avec M. Kaulitz ?
- Oui, c'est moi.
- Nous avons une information importante à vous confier.
Complêtement endormi, j'avais du mal à me concentrer sur ce que j'entendais mais je fis mine d'être attentif.
- Je vous écoute...
- Une jeune femme dont vous vous rappellerez sûrement vient de tomber dans un comas prolongé suite à un accident de voiture à l'étranger. Son enfant a été placé dans un centre d'accueil dont je vais vous donnez l'adresse.
J'entendais distraitement les informations du commissaire sans faire l'effort de comprendre quoi que ce soit à son charabia à propos duquel je ne me sentais d'ailleurs nullement concerné.
- Nous vous demandons d'aller récupérer votre fille, M. Kaulitz.
Cette dernière phrase me réveilla comme un bloc de pierre reçu en plein ventre.
- Pardon ??!!
- Veuillez prendre note de l'adresse que je vais vous communiquer, continua le policier.
- Mais... mais vous êtes certain qu'il s'agit bien de moi ? Comment pouvez-vous être sûr que ce soit ma fille ?!
- Les examens sont formels et, si vous êtes bien Tom Kaulitz, il n'y a aucune erreur.
En toute honnêteté, je crois que je ne m'étais jamais senti aussi mal, j'ai réellement cru que j'allais m'évanouir. Comment une telle chose pouvait-elle m'arriver ? En plein milieu d'une carrière ? Et une fille en plus ! Non, ce n'est pas possible, ça ne pouvait tout simplement pas l'être !
J'ai raccroché le combiné, encore tout secoué, j'allais aller me recoucher et, quand je me réveillerai, tout ne serait plus qu'un indescriptible cauchemard. J'ai rejoint mes couvertures encore tièdes et me suis emmitouflé à l'intérieur.
Un boucan infernal en provenance de la cuisine m'a réveillé en sursaut deux heures plus tard. En entrouvrant les yeux, j'ai aperçu par la porte entrebaîllée le corps fin de mon frère tout juste habillé qui s'agitait autour de la cuisinière.
- Bill, qu'est-ce que tu fabrique ?
L'odeur de brûlé me poussa à quitter mon lit, je n'avais que moyennement envie de laisser cet idiot crammer tout mon appart. En poussant la porte de la cuisine, je découvris Bill au milieu d'un tas volant de farine occupé à râcler péniblement une substance noircie au fond de la poêle posée sur le réchaud. J'ai soupiré.
- Je me demande vraiment ce que tu tentes de faire, avouais-je, les bras croisés contre la porte.
- Des crêpes..., avoua mon double avec une moue dépitée qui me fit exploser de rire.
Je l'ai aidé à faire le petit déjeuner et j'en avais presque oublié l'incident de ce matin. Peut-être, au fond, l'avais-je simplement rêver... J'entreprennais de mettre un peu d'ordre dans le salon lorsque mon jumeau m'interpella.
- Tom, qu'est-ce que c'est ?
Je me retourna dans sa direction, il tennait au bout des doigts le morceau de papier sur lequel j'avais griffoné l'adresse que m'avait dicté le commissaire. A ce moment, j'ai réalisé que le cauchemard était bien réel.
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